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Expo : L'art du Chantier - Construire et démolir - du 16e au 21e siècle

Exposition - Cité de l’architecture et du Patrimoine jusqu’au 11 mars

Comment les hommes ont, en Occident, depuis la Renaissance, regardé, conçu et imaginé le lieu où l’on bâtit. La grande diversité des observateurs, la multiplicité des images et la variété des publics auxquels s’adresse l’exposition montrent qu’il s’agit d’un thème fort, dépassant largement les mondes de l’architecture et de la technique.

L’exposition réunit un ensemble d’œuvres et de documents produits par des artistes, des journalistes, des amateurs, mais aussi par ceux qui travaillent à cet endroit : ingénieurs, architectes, entrepreneurs et – ce qui est plus rare – ouvriers, à travers des ex-voto ou des chefs-d’œuvre réalisés par les Compagnons du Devoir. Elle s’achève avec les témoignages de trois constructeurs contemporains : Patrick Bouchain, Marc Mimram et Martin Rauch pour qui le chantier est aujourd’hui plus que jamais le lieu où l’architecture affronte la complexité, comme l’inventivité et les aspirations du monde contemporain.

Fruit d’une collaboration étroite entre spécialistes de l’art et spécialistes des techniques, l’exposition propose une lecture multiple du thème : technique, mais également sociale, politique et artistique. Si le chantier est un lieu éminemment technique, il est en outre un théâtre pour les gouvernants, qui aiment s’y montrer et pour les ouvriers, qui y apparaissent tantôt comme des opprimés, tantôt comme des héros.

Expo : Le Crac des Chevaliers. Chroniques d'un rêve de pierre

Exposition jusqu’au 4 mars à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine.

Le Crac des Chevaliers sous l’angle architectural et politique, en illustrant sa place symbolique dans l’imaginaire occidental .

À l’ouest de la Syrie, à quelques kilomètres de la frontière libanaise, le Crac des Chevaliers dresse depuis plus de huit cents ans sa silhouette guerrière. « Clef de la Terre Sainte » au temps des Croisades, fortifié encore par les Mamelouks après sa prise en 1271, ce château gigantesque attire les archéologues occidentaux des XIXe et XXe siècles. Il est aujourd’hui un monument-phare du patrimoine syrien.

Malgré l’usure des siècles, le Crac des Chevaliers conserve intact son pouvoir de fascination. Cette exposition, organisée en partenariat avec la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine, voudrait examiner les ressorts de ce pouvoir, en montrant le château sous l’angle de l’architecture et de l’histoire.

Les maquettes et les moulages historiques ici rassemblés donnent à voir les détails de ce « rêve de pierre », une forteresse immense dont la construction par les religieux Hospitaliers a duré plus d’un siècle, mobilisant des forces que l’on peine à concevoir.

En parallèle, une réunion exceptionnelle de photographies, de dessins et de peintures illustre la façon dont le Crac, à partir du milieu du XIXe siècle et surtout au temps du mandat français sur le Liban et la Syrie, a été redécouvert. C’est, en effet, à partir de 1927, sous l’impulsion de l’historien Paul Deschamps, qu’une poignée d’érudits et d’architectes ont uni leurs efforts pour explorer le château, le restaurer et le faire connaître en France.

Exposition "Dessiner pour bâtir" aux archives nationales jusqu'au 12 mars 2018

Visite par les commissaires de l’exposition - inscription aux Archives Nationales.

À travers près de deux cents œuvres et documents exceptionnels, l’exposition « Dessiner pour bâtir - le métier d’architecte au XVIIe siècle » explore les enjeux sociaux, culturels et artistiques de l’affirmation de l’architecte moderne en France, depuis le temps de Henri IV jusqu’à celui de Louis XIV.

Bénéficiant d’un partenariat exceptionnel du National museum de Stockholm et de prêts de nombreuses institutions et particuliers, cette exposition permet ainsi de dresser, à petites touches, un portrait collectif des architectes du Grand Siècle, professionnels et artistes tout à la fois.

Film : La Terre des pharaons - Vendredi 25 janvier - 18h30 - suivi d'un débat

Auditorium de la Cité de l’Architecture et du Patrimoine - à 18h30 - Cycle ""Imaginaire du chantier"

La Terre des pharaons Film de Howard Hawks. Avec jack Hawkins, James Robertson, Joan Collins. Etats-Unis, 1955, couleur. VOSTF. Durée : 1h46.

Débat avec Jean-Pierre Adam, architecte-archéologue et Vincent Rondot, directeur du Département des antiquités égyptiennes du musée du Louvre.
Modération, Benoît Melon : architecte et urbaniste en chef de l’Etat, directeur de l’Ecole de Chaillot.

Angoissé par l’approche de sa fin, le pharaon Khéops conclut un marché avec son architecte, Vashtar, tombé en esclavage avec tout son peuple. Le prix de leur affranchissement ? L’érection d’une sépulture inviolable, où le pharaon pourra emporter dans l’au-delà son fabuleux trésor. Vashtar dessine donc une formidable pyramide, sur le chantier de laquelle travaillent sans relâche des milliers d’esclaves, dans des conditions chaque jour plus inhumaines. Mais Khéops s’est épris d’une belle chypriote, la princesse Nellifer, dont il fait bientôt sa seconde épouse. Ambitieuse, veule et cupide, l’intrigante ourdit un complot pour assassiner son mari, sa première femme et leur fils, et s’emparer du pouvoir… Co-scénarisé par l’écrivain William Faulkner, ce péplum haut en couleur, tourné en Egypte et en cinémascope par le génial cinéaste du Port de l’angoisse, du Grand sommeil ou de Rio bravo, met en scène comme un fabuleux grand spectacle, sur des décors signés Alexandre Trauner, et avec la participation de près de 10 000 figurants, la construction de la célèbre pyramide il y a plus de 4500 ans. Sans craindre quelques anachronismes et beaucoup de romanesque, il peint sans concession un vrai théâtre de la cruauté.

Georges-Henri Pingusson (1894-1978). Une voix singulière du mouvement moderne

Du 16 février au 2 juillet 2018 Cité de l’Architecture et du Patrimoine, Paris 1 place du Trocadéro et du 11 novembre - Paris 16e Ouvert tous les jours sauf le mardi de 11h à 19h Nocturne le jeudi jusqu’à 21h

Georges-Henri Pingusson a marqué, par son architecture et par ses mots, des générations d’architectes. Son œuvre construite, pour remarquable qu’elle est, ne peut suffire à exprimer ce qu’est le legs de ce passeur indépendant, humaniste, figure charismatique de l’École des Beaux-Arts puis de l’Unité pédagogique n° 5 de Nanterre.

Proche de Robert Mallet-Stevens, de Jean Prouvé et de Le Corbusier, Georges-Henri Pingusson est pourtant l’une des dernières figures du mouvement moderne français. Architecte aux deux chefs-d’œuvre (l’hôtel Latitude 43 à Saint-Tropez et le Mémorial des martyrs de la déportation à Paris), il a traversé le XXe siècle et produit quantité de projets et de réalisations, empreints d’un total engagement artistique et d’une approche sensible de l’espace.

Ses villas sur la Côte d’Azur dans les années 1920, ses projets d’églises dans les années 1930 puis leur réalisation en Lorraine autour de 1960, mais encore ses réflexions sur le logement ou les matériaux de construction : autant d’éléments dont l’analyse doit renouveler l’image stéréotypée souvent donnée de ce créateur, qui a toujours cherché à questionner et à transcender le modernisme, quitte à se tenir à la marge ou à renoncer à certains projets.

Son engagement pour la modernisation de l’architecture et du cadre de vie fut constant : de l’Union des Artistes modernes (UAM) au Syndicat des Architectes de la Seine (SAS) en passant par l’Association française de normalisation (AFNOR) ou l’éphémère Société Architecture et Préfabrication (SAP), Georges-Henri Pingusson a été au cœur des grands débats sur la place de l’architecte dans la société, sur l’enseignement, les rapports entre art et industrie, le Grand Paris…

Au terme d’une carrière de plus de cinquante ans, Georges-Henri Pingusson a laissé un fonds d’archives exceptionnel, aujourd’hui conservé au Centre d’archives de la Cité de l’architecture & du patrimoine. Cette somme de documents graphiques, auxquels ont été associés des meubles pour la plupart jamais présentés au public, témoigne de l’extrême variété de sa production.