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Apprendre à lire le Patrimoine : Ateliers croisés en Chine

L’École de Chaillot, département formation de la Cité de l’architecture et du patrimoine à Paris, et le College of architecture and urban planning de l’Université Tongji à Shanghai ont mené conjointement deux ateliers croisés en Chine dans les villages de Zhaji (Anhui) et de Liang (Shanxi) entre 2007 et 2010.
Ces ateliers s’inscrivent dans un contexte de plusieurs années d’échanges entre la France et la Chine dans le domaine de l’architecture, du patrimoine et de l’urbanisme, formalisés par une convention entre l’Université Tongji et le World Heritage Institute for Training and Research Asia-Pacific (WHITR-AP) pour la partie chinoise, et, pour la partie française, la direction générale des patrimoines du ministère de la culture et la Cité de l’architecture et du patrimoine au sein de laquelle intervient l’Observatoire de l’architecture de la Chine contemporaine.
Le but de ces ateliers était d’immerger des architectes et urbanistes français et chinois, futurs spécialistes du patrimoine, dans un contexte réel d’analyse et de propositions. L’objectif de cet exercice collectif est d’élaborer, à partir de l’observation sur le terrain, un projet de conservation et de réutilisation d’un ou plusieurs édifices historiques ainsi qu’un projet global de territoire fondé sur ses valeurs patrimoniales.

Cette publication rend compte pour la première fois de la méthode pédagogique de ces ateliers initiés par l’École de Chaillot en même temps qu’elle met en lumière des éléments méconnus du patrimoine chinois et les problématiques auxquelles ils sont confrontés.

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Cours Publics - Jeudi 9 Nov à 18h30 - Des cathédrales à reconstruire - Mathieu Lours

Cité de l’architecture et du patrimoine - Cours publics à 18h30 - cycle "Relever l’héritage après les ruptures de l’Histoire" - Jalons d’hier et débats d’aujourd’hui
Des cathédrales à reconstruire, entre idéalités et desseins temporels (xvıe-xıxe siècles) - Mathieu Lours, historien de l’art. Détruire, reconstruire. Un cycle qui a marqué durablement le patrimoine religieux. Les tristes exemples contemporains nous invitent à revenir sur ces temps qui ont aussi marqué l’héritage architectural français. Guerres de Religion et Révolution sont deux moments où les édifices religieux ont été démolis, en totalité ou partiellement, notamment les cathédrales, abbatiales ou temples protestants antérieurs à la révocation de l’Édit de Nantes. Quelles sont les logiques en jeu ? S’agit-il d’une volonté de faire table rase d’un témoignage encombrant de la figure de l’autre, qu’il soit « papiste », « huguenot », « fanatique » ? Ou encore les édifices ont-ils été démolis car laissés désaffectés et sans usages par un revirement de l’histoire ? Une fois la paix revenue, la reconstruction à l’identique, sous une forme différente, l’abandon à l’état de ruines, la transformation en mémorial de ces mêmes ruines sont autant de possibilités. Pour essayer de mieux comprendre ce qu’on a parfois tenté de saisir par les mots de vandalisme ou d’iconoclasme, il est également nécessaire de saisir combien fascination et poétique de la destruction sont au fondement des passions liées au patrimoine et au sacré.

Devenir Architecte en chef des monuments historiques au XXIe siècle : un concours, des recherches, une méthodologie

7ème journée d’études de l’Ecole de Chaillot - Vendredi 12 mai 2017 de 9h30 à 17h30 - Cité de l’architecture Auditorium
On se souvient que Viollet-le-Duc s’est attaché à poser les fondamentaux d’une méthode de travail dès 1848, et a longtemps appelé à la création d’un corps d’architectes spécialisés dans la conservation des monuments historiques. Il faudra attendre 45 ans pour que soit lancé le premier concours d’architectes en chef des Monuments historiques, pour lequel le « cours du Trocadéro » aura été créé. Cette singularité française s’inscrira dans un long continuum qui sera émaillé de débats, controverses, et suivra des évolutions marquantes. Inscription en ligne https://www.citedelarchitecture.fr/fr/evenement/devenir-architecte-en-chef-des-monuments-historiques-au-xxie-siecle-un-concours-des

Exposition "Dessiner pour bâtir" aux archives nationales jusqu'au 12 mars 2018

Visite par les commissaires de l’exposition - inscription aux Archives Nationales.

À travers près de deux cents œuvres et documents exceptionnels, l’exposition « Dessiner pour bâtir - le métier d’architecte au XVIIe siècle » explore les enjeux sociaux, culturels et artistiques de l’affirmation de l’architecte moderne en France, depuis le temps de Henri IV jusqu’à celui de Louis XIV.

Bénéficiant d’un partenariat exceptionnel du National museum de Stockholm et de prêts de nombreuses institutions et particuliers, cette exposition permet ainsi de dresser, à petites touches, un portrait collectif des architectes du Grand Siècle, professionnels et artistes tout à la fois.

Georges-Henri Pingusson (1894-1978). Une voix singulière du mouvement moderne

Du 16 février au 2 juillet 2018 Cité de l’Architecture et du Patrimoine, Paris 1 place du Trocadéro et du 11 novembre - Paris 16e Ouvert tous les jours sauf le mardi de 11h à 19h Nocturne le jeudi jusqu’à 21h

Georges-Henri Pingusson a marqué, par son architecture et par ses mots, des générations d’architectes. Son œuvre construite, pour remarquable qu’elle est, ne peut suffire à exprimer ce qu’est le legs de ce passeur indépendant, humaniste, figure charismatique de l’École des Beaux-Arts puis de l’Unité pédagogique n° 5 de Nanterre.

Proche de Robert Mallet-Stevens, de Jean Prouvé et de Le Corbusier, Georges-Henri Pingusson est pourtant l’une des dernières figures du mouvement moderne français. Architecte aux deux chefs-d’œuvre (l’hôtel Latitude 43 à Saint-Tropez et le Mémorial des martyrs de la déportation à Paris), il a traversé le XXe siècle et produit quantité de projets et de réalisations, empreints d’un total engagement artistique et d’une approche sensible de l’espace.

Ses villas sur la Côte d’Azur dans les années 1920, ses projets d’églises dans les années 1930 puis leur réalisation en Lorraine autour de 1960, mais encore ses réflexions sur le logement ou les matériaux de construction : autant d’éléments dont l’analyse doit renouveler l’image stéréotypée souvent donnée de ce créateur, qui a toujours cherché à questionner et à transcender le modernisme, quitte à se tenir à la marge ou à renoncer à certains projets.

Son engagement pour la modernisation de l’architecture et du cadre de vie fut constant : de l’Union des Artistes modernes (UAM) au Syndicat des Architectes de la Seine (SAS) en passant par l’Association française de normalisation (AFNOR) ou l’éphémère Société Architecture et Préfabrication (SAP), Georges-Henri Pingusson a été au cœur des grands débats sur la place de l’architecte dans la société, sur l’enseignement, les rapports entre art et industrie, le Grand Paris…

Au terme d’une carrière de plus de cinquante ans, Georges-Henri Pingusson a laissé un fonds d’archives exceptionnel, aujourd’hui conservé au Centre d’archives de la Cité de l’architecture & du patrimoine. Cette somme de documents graphiques, auxquels ont été associés des meubles pour la plupart jamais présentés au public, témoigne de l’extrême variété de sa production.