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 Notre-Dame de Paris - Communiqué de Presse de la compagnie des acmh

Communiqué de Presse de la compagnie des architecte en chef des monuments historiques

Notre-Dame de Paris

Chef-d’œuvre de l’art médiéval, émergence historique du paysage parisien, maison commune d’une histoire collective, Notre-Dame de Paris révéla au XIXe siècle que les monuments du passé sont à la fois miroirs et mémoires d’une société. Sa grande restauration par Lassus et Viollet-le- Duc a d’abord été le sauvetage d’un édifice en péril, avant de devenir le manifeste d’un art gothique retrouvé grâce à la remise à l’honneur, au chantier, des savoir-faire traditionnels.

L’incendie du 15 avril 2019 actualise brutalement la portée du message de Notre-Dame, sa valeur et sa fragilité.

La cathédrale et ses collections ont été sauvées grâce à l’engagement des sapeurs-pompiers de Paris et de nombreux acteurs de la cathédrale et des services des Monuments historiques. Après la lutte contre l’incendie, la sauvegarde se poursuit avec l’implication admirable des entreprises spécialisées présentes sur le site. L’édifice est aujourd’hui sous contrôle, mais la réponse de la structure médiévale à ce traumatisme grave s’échelonnera dans le temps. C’est pourquoi l’ouvrage fait l’objet d’une surveillance ciblée tandis que sa protection se poursuit. Un diagnostic approfondi des conséquences de l’incendie est engagé sous la direction de Philippe Villeneuve, architecte en chef en charge de la cathédrale, entouré de plusieurs confrères et d’une équipe structurée à la hauteur des enjeux.

Face à un chef d’œuvre médiéval où, malgré la perte, l’apport exemplaire du XIXe siècle subsiste avec force, la restauration appelle une démarche d’humilité devant l’édifice, une méthodologie qui fonde l’action des architectes restaurateurs. Elle s’appuie sur une somme de connaissances sans précédent sur l’état du monument avant l’incendie, et sur l’apport des techniques les plus poussées. Elle s’adosse aux contributions matérielles et intellectuelles de niveau international qui se proposent. Elle nourrit le débat nécessaire à la réflexion sur l’avenir du monument.

Sensibles aux messages de soutien qui leurs sont parvenus de toutes parts, les architectes en chef des Monuments historiques savent la responsabilité qui leur est confiée, et y engagent toute leur conscience professionnelle.

Les architectes en chef des Monuments historiques

Le 29 avril 2019

Avenir de l'Assistance à Maîtrise d'Ouvrage

Table ronde sur l’Avenir de l’Assistance à Maîtrise d’Ouvrage publique et privée

Le Groupement Français des Entreprises de Restauration de Monuments Historiques (G M H)
vous convie à une table ronde sur l’Avenir de l’Assistance à Maîtrise d’Ouvrage publique et privée
Le jeudi 16 avril de 15h30 à 17h

Cocktail à 17h15

Auditorium
FFB - 7 rue La Pérouse – Paris 16ème

Intervenants :

Vincent Berjot, Directeur Général des Patrimoines, Ministère de la Culture
Eric Boulay, Directeur de l’ADAC 37 (Agence départementale d’aide aux collectivités)
Rémi Desalbres, Président de l’Association des Architectes du Patrimoine
Valérie Distretti, Directrice de Vade’mecum (agence privée AMO)
Jean de Lambertye, Président de la Demeure Historique
Pascal Mignerey, Président des CRMH

Pour s’inscrire, merci d’écrire à Mme Catherine Charbonneau ( CharbonneauC@gmh.ffbatiment.fr ) en précisant :

Votre nom :

Votre fonction :

Vos coordonnées :

Catherine Charbonneau
G M H
tel : 01 40 69 51 68
www.groupement-mh.org

Colloque HIGH TECH & PATRIMOINE - Jeudi 12 avril de 14h à 18/21h*

Jeudi 12 avril de 13H15 à 18H* Palais d’Iéna - 9 place d’Iéna, 75016 PARIS Le GMH a le plaisir de vous convier à assister à son 5ème colloque HIGH TECH & PATRIMOINE
Greffe numérique, le BIM dans les monuments historiques, le renouveau du laser ? , les vitraux de la Sainte Chapelle, ... A la rencontre des startups du patrimoine : Guestview, Patrivia, Dartagnan ................................................................................... Des retours d’expériences concrets et riches d’enseignement, avec une priorité : l’échange Un cadre exceptionnel, l’hémicycle du CESE et le Palais d’Iéna, œuvre de l’architecte Auguste Perret. Clôture du colloque avec Stephane Bern ............................................................................................... Le programme détaillé : https://drive.google.com/file/d/11vxaZulUto54KB-AvjkB20HMUDWJgUxA/view

Cour public de l'Ecole de Chaillot - Jeudi 8 novembre - Jean Michel Leniaud - Construire pour Dieu ? Eglise, architecture et société du XXe siècle.

Auditorium de la Cité de l’Architecture et du Patrimoine - Cours Publics de l’Ecole de Chaillot à 18h30 - cycle "Construire pour le culte. Projets artistiques et techniques au XXe siècle"

Conférence introductive du 13ème cycle des Cours Publics.
Par : Jean-Michel Leniaud, historien de l’art, directeur d’études, EPHE, directeur de l’Ecole de Chartes (2011-2016)

Le Concordat napoléonien imposa un carcan aux constructions d’églises en inventant le principe d’une architecture normée d’où émergent quelques chefs-d’œuvre marqués par les styles historiques. La Séparation introduisit la liberté de construire où et comme on l’entendait. Il fallait répondre au déficit de paroisses imposé par le siècle précédent, aux ruines des guerres, au développement de la banlieue, à l’exode rural. Il importait aussi de tenir sa partie dans le contexte des évolutions et des crises de l’architecture : la modernité, le refus d’une architecture durable, le retour au monumental.

Mais plus encore, s’imposait la nécessité de répondre aux interrogations que l’Église se posait sur elle-même : mission de la paroisse, théologie de l’enfouissement, voire de la sécularisation, affirmation de la visibilité. Malgré des moyens modestes, Il en est résulté des chefs-d’œuvre que la société civile envie à la société religieuse. Le XXe siècle autant que les deux premières décennies du XXIe siècle y trouvent l’expression de leurs aspirations esthétiques, parfois sans vouloir se l’avouer.

Pendant que les Catholiques, soucieux de s’adapter aux transformations que dicte la modernité, n’hésitent pas à détruire pour reconstruire ailleurs et autrement, les instances publiques ne cessent d’intervenir pour imposer des patrimonialisations dont elles ne se soucient pas toujours pour leur propre parc immobilier. Un chapitre nouveau des relations contrastées entre Dieu et César commence s’écrire sous nos yeux.
Inscription : https://www.citedelarchitecture.fr/fr/evenement/construire-pour-dieu-eglise-architecture-et-societe-au-xxeme-siecle

Cour public de l'Ecole de Chaillot - Jeudi 7 novembre - Bruno Phalip - À l'assaut du ciel. La cathédrale matérielle des hommes.

Cours publics de l’Ecole de Chaillot à 18h30 - Cycle Notre-Dame - Auditorium de la Cité de l’Architecture et du Patrimoine - 7 avenue Albert de Mun Paris 16e

Cours publics Jeudi 7 novembre à 18h30

avec Bruno Phalip, professeur d’histoire de l’architecture et d’archéologie du Moyen Âge, Université de Clermont-Auvergne.

Enfants de Caïn et d’Abel, les communautés paysannes septentrionales défrichent et labourent, créant les conditions d’un « décollage économique et démographique » occidental : il s’agit de se nourrir, d’encadrer les hommes et de construire l’Église. La cathédrale des grandes cités a ainsi pour racine un champ de blé pétrifié. Elle est à la fois Tour de Babel et Jérusalem Céleste.

De réformes liturgiques en divisions sociales, clercs et laïcs se heurtent dans les villes où les tensions et les facteurs technologiques s’imbriquent (se combinent ?) Les conditions précises d’élaboration de la cathédrale ne reconnaissent aucune de nos catégorisations : ni crépuscule roman, ni aube gothique ne s’épanouissent dans le Nord de l’Europe. Les continuités règnent sans partage de Saint-Riquier à Jumièges, de Caen à Sens ou St Denis.

Les premières recherches constructives de l’an Mil portent sur une nouvelle partition architecturale, entre parements lisses et murs évidés notamment, ainsi que sur l’adjonction de chapelles rayonnantes au chevet des édifices.